Quelles actions face à l’Absentéisme au travail

Tout d’abord, les députés demandent que les pathologies psychiques liées à l’épuisement professionnel soient reconnues comme maladies professionnelles à part entière. De ce fait, le coût serait supporté par les employeurs sachant que les plus négligents seraient sanctionnés financièrement.

De plus, les entreprises sont incitées à mettre en place des actions afin d’améliorer la situation. Les mesures privilégiées sont la contre-visite médicale, un entretien avec le salarié à son retour pour discuter de son état de santé, une prime d’assiduité et surtout la formation des managers.

Enfin l’assurance maladie a mis en place une expérimentation inédite en dévoilant à certaines entreprises les motifs d’absence de leurs salariés, ainsi qu’un point de comparaison avec leurs concurrents et ce, afin d’amorcer une réflexion sur les conditions de travail.

La révélation de ces données que l’on pensait secrètes ne trahit en aucun cas le secret médical. En effet, elles sont analysées par des médecins conseil et les Carsat (caisses retraite et santé au travail) afin qu’il soit impossible de tracer les personnes, même de manière indirecte. Il en ressort alors une prise de conscience de la part du dirigeant. Le but étant qu’il mette en place des actions afin d’améliorer la situation de l’entreprise.

Les opérateurs d’assurance se sont également emparés du sujet.

En effet, ils proposent, en collaboration avec des entreprises spécialisées, un service d’accompagnement en vue du retour du salarié à l’emploi dont l’objectif est de préparer les salariés à la reprise de leur activité.
Il s’agit d’une approche personnalisée selon l’environnement social, l’état psychologique, le milieu professionnel et la santé. A travers un coaching personnel par un psychologue du travail et un coaching médical et paramédical, on observe 75% de retour à l’emploi réussi grâce à ce programme .

Sources :

« L’emploi repart, les arrêts maladie s’envolent », Les Echos, 20 février 2018

« La Sécu dévoile à des employeurs les motifs d’arrêt de travail de leurs salariés », L’Express L’Entreprise, 24 janvier 2018



Selon les calculs du groupe Prévia 2016.